Y a complètement de ça! Reste qu'à mon sens, la voie royale c'est pas d'éviter les ennuis, mais de transformer notre relation à eux.ChocoBilly a écrit :J'aime à penser que l'on peut être créateur d'une vie sans ennuis.
Mais ça reste plus facile de se sortir les doigts du cul face à une exprérience négative. Quand tout va bien, c'est plus difficile de se dire "stop, je passe à autre chose."
Si on se pose en victime "je subis des ennuis qui viennent m'emmerder", on va aussi prendre beaucoup de temps et vivre pas mal de souffrances avant de se sortir les doigts du cul de l'emmerdement..
Eviter les ennuis ça résonne pour moi en "je m'enferme dans une bulle mentale et je ne veux plus évoluer, rester figer". Hors, tel que je la vis, la dynamique d'évolution nous pousse toujours en déséquilibre, au delà de notre zone de confort pour nous offrir une transformation dont nous rêvions. C'est pour moi ça les ennuis.
Si on refuse les ennuis, on se met en mode combat et on vit effectivement tout ce qui arrive de l'extérieur de notre petite vie personnelle, tout ce qui nous remet en question, comme quelque chose d'agressif.
La souffrance pour moi vient non pas de "ce qui arrive", mais de comment je perçois et résiste à "ce qui arrive"
D'où le lien avec le hasard : je veux contrôler ce qui arrive, je veux contrôler et ne choisir que ce qui me valide et m'arrange.
Hors cette petite conscience là ne connaît pas nos vraies besoins et à un moment donné il est bon qu'elle accepte de laisser de la place à l'imprévu, au hasard, aux rencontres impromptus, qui sont les signes et les aides que notre conscience véritable (celle qui nous connaît intimement mieux que nous-même) nous envoient, pour nous aider à vivre au mieux notre expérience et évoluer, et pourquoi pas découvrir nos vraies besoins.
Christophe me parlait du côté clown pour moi.. Ca ne me parlait pas du tout, j'ai laissé la vie mettre les choses en place et aujourd'hui je découvre que ça résonne de plus en plus avec ce que je suis vraiment, me nourrit intérieurement, alors que si j'étais resté dans mes croyances que j'avais sur moi, si j'avais refusé les plats que me donnait la vie par dédain (moi je sais ce qui est bon pour moi), je serai encore en train de mourir de faim en tournant en rond et en maudissant le monde..
Et tu connais la vie et la logique d'intégration, de digestion.. Les plats nous sont resservis jusqu'à qu'on puisse les assimiler, les intégrer en nous.. Y résister c'est juste rajouter de la souffrance inutile.. Si tu transformes ta relation à "ce qui arrive de l'extérieur" (la bouche?), en l'accueillant comme une part de toi qui te connait peut-être plus que tu ne le crois, alors la notion d'ennuis disparait. C'est difficile à l'occasion, mais tu es porté par la saveur intime de pouvoir goûter un plat divin que tu attendais depuis longtemps.. Tu digères mieux et tu t'emmerdes moins, c'est tout bénéf !
Et inspiré par Aspera, au lieu de "maudir la mère/l'amer", tu en viens à "bénir la terre".. Et ça change tout !
Plutôt que de maudire la vague, apprends à la surfer et tu découvriras que chaque vague qui arrive est un don que tu t'offres, une exaltation, une joie de vivre, une découverte d'une nouvelle richesse..
Richesse Richesse.. Pourquoi refuser la richesse de l'aventure que te proposes la vague ? Toi aussi tu as peur de te mouiller ?
