en fait c'est la logique bien presente amérique du sud
Entre l'Amour "pure energie" sur la 1ère image, un coté Amour complètement dans la matière et organique sur la 2ème
Et une vierge au milieu qui à été posé sur un lieu qui devait servir à l'intégration des deux et du coup qui génère du conflit au lieu de l'harmonie...
C’est étonnant de voir comment un même lieu peut être vécu de différentes façons !
Ce petit bourg de Belén a été pour moi l’entrée d’une vallée à l’énergie homogène, très liée à la terre, dans ce que les Andes peuvent offrir comme lien vivant avec la terre nourricière : ce mot de Pachamama, tellement galvaudé, offre une saveur incomparable quand on est sur « ses terres ». De surcroît, la « mère du ciel » est de la partie aussi, et pendant toute cette descente de vallées, j’aurai la sensation très nette d’être dans une terre sacrée, je n’ai pas d’autre mot pour le dire : un parfum, un air qu’on respire, une quiétude presque bucolique malgré la rudesse des montagnes alentour…
En d’autres termes, la signature de Marie, dans ses deux dimensions : de ciel et de terre.
Ça tombe bien : Belén est la façon espagnole de transcrire Bethléem. Ca ne vous rappelle rien, la crèche, Noël, tout ça ? Alors irrésistiblement je me suis demandé ce qui pouvait bien « naître » énergétiquement sur ces terres. C’est peut être cette imminence d’un trésor à naître qui me donnait cette sensation de terre sacrée…
Pourquoi les Espagnols ont-ils donné ce nom à ce village, précisément là, en pleine terre aymara ? Je n’en connais pas le prétexte officiel. Mais dans une autre dimension, cela a un sens !
A quelques virages seulement de Belén, voici donc ces rochers incroyables dont JP a présenté les images ci-dessus. C’est là que mon vécu a eu une autre saveur.
Oui les rochers « à gauche » (photo1) portent la marque de l’amour pur, et ceux de droite, (photo 2) celle de l’amour incarné. En d’autres termes, l’esprit et la chair.
A gauche : de petites grottes, avec des courants d’air, comme pour recevoir le Souffle. Un peu comme cette petite « porte de l’air » qui se trouvait sur le lieu de l’air sur l’île de Pâques.
A droite, des trous, des cavités liées à la terre, au souterrain même, à la matière dense ; pas de petits courants d’air ici !
Cet ensemble est magistral : il nous met, pour peu qu’on soit sensible, le zoom rapproché sur « où en sommes-nous dans la résolution de ce rencontre de base entre l’esprit et la matière ? », car si conflit il y a, il est inhérent à la nature humaine, et nous cheminons tous avec, de plein gré ou contraints et forcés. Disons plutôt : comment faire prendre cette émulsion à priori improbable, de l’esprit descendant dans la matière, en conscience qui plus est… Et selon le moment, nous le vivrons en conflit, en alliance, en souffrance, en positif, en négatif, bref, le catalogue est vaste.
Et au milieu, cette incroyable grotte, en forme d’œuf (tiens !) déguisée en chapelle de la vierge. Je m’en approche par le côté « esprit » ; et voilà qu’une petite ouverture est là, connectée à cette partie de la roche, réceptacle d’esprit, ou d’amour pur comme vous voudrez…
Je glisse la tête, et je chante le souffle, le fin, le léger, vers l’intérieur de la grotte-chapelle. Un bonheur !
Puis je me dis que j’aimerais bien y rentrer. Mais la porte doit être fermée, sans doute !
Sans trop de conviction je tourne le bouton de la porte qui fait aussi office de vitrine, et là, surprise, elle s’ouvre !
Je ne peux pas m’empêcher d’entrer, et de m’assoir à côté de la statue. Au-delà du bric à brac, du kitsch à souhait, des boîtes de bougies vides, des bouts de chandelle traînant par terre, le mot qui vient est très simple, avec la sensation assortie, quelles qu’en soient les connotations obsolètes et nunuches : c’est la grâce !
En vocabulaire « technique », énergie d’amour inconditionnel s’invitant au plus profond de l’être, à tous les chakras : grâce à tous les étages !
De fait, je reçois en même temps la finesse de l’esprit, qui traverse les petites grottes à courants d’air, et la force de la terre, dans cette grotte au milieu du désert aride.
Loin de vivre un lieu de conflit, j’y vis un lieu de plénitude, comme j’en ai rarement rencontrés. C’est la signature propre de Marie, qui va bien au-delà de l’imagerie religieuse rétrograde habituelle !!!
Car j’ai peu vu de lieux qui racontent avec une telle cohérence « géologique » le sens (ou l’essence) de la présence mariale.
On est bien loin du dogme chrétien, même si la figure qui est là est issue du christianisme.
A la fois très ému et en paix, je chante… Je serais bien resté là des heures.
Toute cette vallée ne me parlera que de cela : la rencontre de l’esprit et de la matière, et le résultat porte un nom tout simple : la vie devient féconde sur une terre fertile. Même si, dit comme ça, c’est d’une affligeante banalité…
A transposer aussi sur nos « terres » intérieures…
Plus bas dans la vallée, JP aura l’impulsion, dont je lui serai gré, de faire un petit détour jusqu’au village désert de Pachama… Avec un nom pareil, nous restons dans la même ligne !
La magie de cette énergie durera jusqu’à Ticnamar, où le paysage commence à changer : nous rentrerons là dans un désert d’une totale austérité…
Ce que j'aime à vous lire vous deux, c'est que cela montre bien une fois de plus que l'on peut connecter différentes choses et que rien ne s'oppose.........
Merci pour vos retours et vos partages
Ce qui vient pour le milieu après coup :
'un endroit où l'amour est puni par le mâle mal affranchi (de sa maman chérie)'
Pour le niveau de regard d'élémenterre:
assez d'accord pour le départ , la vierge mise au milieu figure la femme asservie (donc celle de la société, sans danger pour l'homme dans le délire religieux) je dirais, certains aiment, d'autres moins
"Je sens une histoire de boite qui isole" et montre un film et donc le regard change entre l'intérieur et l'extérieur..."
assez d'accord, comme si suivant si on regarde sous l'angle masculin ou féminin ou ne voit pas la même chose, mais ça ne montre pas qu'un film, plutôt la réalité déformée.
Bon après, les histoires de bonnes femmes j'essaye de pas m'en mêler généralement vu mon niveau d'objectivité
Je vais me risquer à balancer ma version, vu que je bosse pas mal dessus en ce moment :
Ce truc au milieu figure pour moi la 'haine ancestrale' des hommes envers les femmes (et l'inverse!) enseignée de père en fils et de mère en fille depuis des générations.
Une histoire qu'on dit à la petite fille qu'elle est un garçon privé de pénis : donc un garçon sans pouvoir, au lieu de lui expliquer simplement qu'elle a le même pouvoir à l'intérieur.
Ce qui la rend suspicieuse, jalouse, malheureuse et ensuite en colère sous tous points de vue.
Le garçon va regarder de travers cette fille présentée comme inférieure (avec un bout en moins) qui semble vouloir lui couper un morceau
Et le reste se construit autour, amenant un rapport lamentable dans les niveaux profonds, compensé plus ou moins à différents niveaux.
Une des choses les plus frappantes, reste pour moi la vierge qui semble plus une vision amoindrie et castrée de la mère divine qu'autre chose (donc placée en haut et pas en bas ) pour pas faire peur aux hommes. (donc plutot la maman que la femme sous tous ses aspects ).
Bon, je sors
Dieu à le sens de l'humour se dit petit pingouin en se regardant dans un miroir .. non ! le sens de l'amour répliqua le miroir ! Un petit pingouin.
Oui Cernus il y a aussi ce regard la qui est possible
Oui il y a les eternels terreur, colere, ressentiment, peur, et tout le catalogue, des relations homme femme, ciel terre, puissance et pouvoir, peur de sa propre puissance, peur de celle de l'autre sexe, bref, c est sans fin.
Oui il y a le regard qui isole, qui met dans des boites, qui compartimente, et qui nourrit la peur et qui se nourrit de peur.
Oui il y a le regard " masculin only", qui compartimente jusqu a l'exces
Oui i y a le regard "feminin only" , qui fusionne et relationne jusqu a l'exces
Une suggestion peut etre idiote:
donner une chance a la paix?
oser la voir au dela des apparences
meme les energies peuvent avoir des "apparences"...