Nous montons á Putre, oui, prononcê á la francaise c'est vraiment affreux, il faut dire "poutrê"... Nous y passerons deux nuits.
Cet ordinateur Peruvien ne met les accents aigus que quand ca lui chante, ne parlons pas des cedilles...
Petite "capitale" des hauteurs, dans un site merveilleux.
Porte des confins: la haut, c est la Puna, les hauts plateaux á 4000 métres d'altitude. L'humain n'y a plus trop sa place. Alors QUI habite lá haut?
Des esprits; du non humain; toute la gamme des forces, des presences, d'ici ou d'ailleurs.
Pour moi: le lieu du vide: que se passe t il quand plus rien ne tient de ce que l'on a l'habitude de "tenir" et d "etre tenu par"?
Qu est ce qui reste quand il ne reste (apparemment) plus rien?
A plus de 4000 metres, une petite cabanette dans les tourbieres. Dedans, une source d'eau chaude. Irresistible pour moi!
Mon coexplorateur prefere va explorer les alentours, avec profit. Je prefere infuser dans cette eau CHAUDE !!! Un bonheur rare. Le fond, sablonneux, est chaud, et laisse passer des filets de bulles. Comme dans un aquarium. La respiration de la terre, me dit ue petit voix...
Comme un baptëme, une benediction, une remise a zero des compteurs.
Vraiment des endroits magiques, la force des volcans est toujours presente, comme a Atacama, mais d'une maniére differente.
Et au plus haut de la route, a la frontiere de la Bolivie, a 4500 metres, le lac de Chungara (on prononce Tchoungara), couronnê du volcan Parinacota. Une splendeur. Miroir d eternitê. D'autres presences, qui me font beaucouop de bien.
On aurait bien poursuivi notre equipee en Bolivie, mais avec une voiture de location le passage des frontieres n'est pas forcement evident...
Alors nous rentrons a Poutrê, en faisant escale dans des thermes, sources d eau chaude ( l'eau sort á 80 degres je crois), rustiques, delicieuses, au milieu d'un vallon perdu, expose au soleil couchant. J'en fonds d'aise... il y a juste 3 pelês et 2 JP: autant dire que l'espace est á nous, d'autant que les 3 peles pártent tres vite...
A suivre donc!!!



