Alors, ça vient de me ré-arriver, alors que je faisais soigneusement attention depuis un bon bout de temps à "stopper" avant de franchir le seuil où je commence à cramer... (encore du contrôle... ou une illusion de contrôle selon le point de vue)
Mais cette fois-ci a été très différente et a apporté beaucoup de nouveaux éléments qui changent complètement le vécu de l'histoire
L'info est venue que on ne crame que
1) parce qu'il y a résistance à la transformation par le feu
2) parce qu'à un certain niveau je veux cramer (je veux le vivre comme ça), je pense (inconsciemment ou non) que seulement ainsi peut s'effectuer la transformation
3) parce que je mets des limites à ce qui n'en a pas. La notion de vibrer haut ou bas avec une limite à ne pas dépasser pour l'être humain (légèrement variable selon les individus et leur degré d'évolution) n'est qu'une illusion construite et posée par l'homme (posée exprès pour vivre certaines choses)*
(là mon mental, il fait =
C'est en fait la limite que pose le mental dans un vécu où il n'y en a pas qui crée un effet de friction qui crée la brûlure.
Et que donc, si on laisse faire en totale ouverture et qu'on lâche la construction mentale qui fait obstacle, la transformation se fait sans souffrance, sans cramer.
J'ai testé : oui, c'est vrai, ça marche... Mais c'est très dur à faire parce que ça revient à accepter de mourir, c'est un abandon total , se jeter dans la mort/la brûlure/ un précipice....
Mais dès que j'y arrive, toute souffrance disparait. Il n'y a plus qu'un espace infini et une fluidité infinie, légère et lumineuse.
Je vous avoue que avec le point 3), mon mental est mis à rude épreuve (mais bon, il a pris l'habitude, c'est tout le temps comme ça
Bien sûr, ce n'est pas parce qu'on finit par voir que quelque chose est une illusion, que ça empêche de continuer à le vivre (si on le veut).
Dans le cas présent, quand on brûle, ça peut être sympa de lâcher l'illusion...
Cette expérience que j'ai eu là se résume pour moi à : être sans aucun savoir; apprendre l'abandon total, vécu comme une mort symbolique; le don ultime qui est de donner sa vie. En pratique, le mental s'y dissout...
Ce qui est beau, c'est que quand on donne sa vie, on a la surprise de la trouver en fait
Quand on donne tout, on trouve tout
Abandon de soi à chaque instant, on offre tout son être
Et seulement dans le don total de soi on trouve, de manière totalement inattendue, le plus beau des cadeau
*donc très utile. Vivre les illusions, c'est vivre le monde relatif qui ultimement peut être vu comme une gigantesque illusion. Mais c'est le jeu auquel on est venu jouer, on va pas tout de suite arrêter de jouer
