Bonjour,
Pas de jugement, juste un témoignage d’expérience !
Il y a presque deux ans, une petite chatte toute jeune et encore « adolescente », sortie de nulle part, affamée, au pelage terne et rabougri, s’est invitée chez moi, à « l’insu de mon plein gré », selon l’expression consacrée….
Elle allait mettre bas !
Quelques jours plus tard, effectivement, 3 chatons virent le jour !
Un parmi les trois ne survécut pas.
Ainsi, pendant deux mois et demi, s’ensuivit une période un peu surréaliste dans la maison, plutôt calme les premières semaines puis s’animant crescendo au rythme de la croissance des « chenapans » .
Cavalcades dans la maison, escalades des chaises, des meubles, des rideaux, tout était bon et prétexte à jouer et tester.
Les plantes vertes n’y résistèrent pas.
La chatte courait derrière les rejetons pour prévenir de quelques dangers.
Bien sûr, elle n’avait jamais pu récupérer de sa période de vaches maigre et de disette et ce n’était certainement pas pendant cette période qu’elle aurait pu le faire entre l’allaitement et la surveillance constante des garnements plein de vie.
Bref, au bout de deux mois, n’ayant pas un contexte adapté pour conserver trois chats, il fut décidé de se séparer des deux chatons à contre cœur, car, malgré leur zèle quelque peu envahissant et dévastateur, ils étaient très attachants et émouvants.
Donc, dépose d’affichettes avec photo chez les commerçants et annonce Bon Coin furent mis en œuvre.
Le moins que l’on puisse dire est que les amateurs de chatons ne se bousculèrent pas.
Seuls deux contacts se manifestèrent et le deuxième fut le bon.
Les deux chatons partirent ensemble pour ne pas être séparés, quelle chance !
La chatte était épuisée.
Juste après le départ de ses petits, elle se coucha sur son coussin et resta ainsi pendant peut-être 24H ou 48H, ne prenant le temps uniquement de s’alimenter, mais chose extraordinaire, elle ne les chercha pas dans les jours qui suivirent et ne les chercha jamais plus à priori.
Considéra-t-elle qu’elle avait fait ce qu’elle devait faire et qu’elle était allée jusqu’au bout du sevrage ?
Expérience pleine d’enseignement pour tout le monde mais éprouvante tout de même.
Quinze jours après, la chatte fut opérée et ainsi stérilisée.
Depuis, elle est toujours là, et vit, semble-t-il , une vie de chat aussi « normale » que possible.
Le vilain petit canard tout déplumé est devenu un beau cygne, donc une belle chatte chartreuse au beau pelage lustré ; il faut dire qu’elle en prend soin.
Elle est joyeuse, joueuse par moment, n’a pas pris de poids et semble équilibrée.
Peut-être que le fait d’avoir été mère une fois y a contribué ?
(Le problème est de « gérer » le placement des chatons après le sevrage)
Elle est très affectueuse, ne quitte pratiquement pas la présence humaine, toujours au plus prés des évènements pour être bien sûre de ne rien manquer du spectacle ou de l’expérience, comme si sa « prochaine vie » en dépendait, « parle » tout le temps (normal ! c’est une …

), raconte ses affaires quand elle rentre du jardin, répond quand on s’adresse à elle, sait très bien se faire comprendre quand elle veut quelque chose.
Bref, elle est adorable.
Voilà, en espérant que cela puisse être utile …………..quelque part.