Au nom des guerrières...
Posté : jeu. 26 avr. 2012 00:56
Quelques peuvent être les énergies qui nous accompagnent ou que nous déployons, elles m'aparaissent bien souvent comme des habits que nous enfilons au grès de nos humeurs.
Un jour, nous serons sereins, alors nous aurons l'impression d'être éclairés et soutenus. Notre voyage nous paraîtra, si facile et nos sacs à dos plus légers.
Les coïncidences auront un sens certains et notre intuition sera des plus aïguisée. Nous permettant de devenir de véritables moines bouddhistes prônant la voix de la sagesse.
Et un autre jour, où nous aurons la sensation d'être seuls. Comme si tout s'était organisé pour que nous ne tenions que par la simple force de notre âme.
Et là, c'est le drame. Comme si nous redevenions l'embryons de nous-mêmes.
On ne voit plus, on n'entend plus, on ne ressent plus. A vrai dire, cela en devient si fatiguant. Tellement ensevelis par nos torpeurs... A quoi bon ?
Serions-nous abandonnés ?
J'ai souvent été l'adepte de l'adage "Aides-toi et le Ciel t'aidera.".
Alors, depuis que je suis seule avec ma fille (dès sa naissance, il y a 7 ans), je me suis déclarée "Guerrière". Celle dont Paulo Coelho décrit souvent dans ses récits.
J'ai toujours cru que tant qu'on avait la force, la volonté et l'énergie, on arrivait à tout ce dont on voulait.
Je me suis toujours donnée la peine d'arriver à ce que je désirai le plus car j'ai toujours voulu croire aux rêves. A mes rêves.
Et par là même, mon rêve était celui de faire rêver aussi.
Si j'en étais capable, alors tous ceux autour de moi aussi.
Ma vie est une belle et grande histoire de partage.
Parfois comprise mais parfois pas.
Mais j'ai appris à ne rien avoir en retour.
J'apprends le détachement.
J'apprends aussi à m'aimer pour mieux aimer... Plus compliquer mais bon.
J'apprends à déplacer des montagnes. Celles que personne n'aurait osé ou su déplacer.
Je ne veux pas baisser les bras.
Je ne peux pas.
Je suis celle qui soutient, qui appporte du réconfort, qui fait avancer, qui aime par dessus tout. Même ceux qui ne veulent pas être aimés.
Je ne suis pas si différentes de toutes ces mères célibataires ou de ces mères accompagnées mais qui se sentent seules.
On peut se croire au-dessus de tout car on est vaillante et avec nos armures, intouchables...
Du pur blindage renforcé au fil des années, au fil des coups.
Mais, pour autant, il y a des jours où tout ça n'a plus de sens.
On voudrait juste être LIBRE dans cette solitude.
Sans cette lourde armure sur laquelle tout repose : les finances, l'éducation de nos enfants, l'entretien de la maison, de la voiture, du jardin, des bestioles, le frigo, l'administratif, la famille à soutenir, les potes, les voisines... Pffff ! Ca fait beaucoup pour une seule personne. Elle a beau être musclée la fille...
Mouai, y a des moments où j'ai envie de baisser les bras.
Un peu comme ce soir.
Je pose les armes et j'étale les "l'armes".
Je fais un point sur tout ce que j'ai encore à faire pour m'en sortir et je me dis comme toutes ces femmes que la route est encore longue pour parvenir à ces fameux rêves qui me semblaient tant accessibles encore hier.
Je suis fatiguée.
Tant d'années au combat. Fatiguée et encore si jeune... Ca craint !
Comme je le disais, il y a peu de temps, ce n'est pas toujours facile de faire des choix qui nous retournent toute une vie dans l'espoir de la rendre meilleure.
J'ai fait beaucoup de choix en ce sens. Beaucoup de fois ou j'ai chamboulé cette vie.
Je ne les ai jamais regretté car il en va ainsi de ceux qui veulent avancer.
Parfois, on a beau se dire que les anges veillent sur nous. Pour autant, il me semble qu'il faut avoir cette pleine conscience pour les sentir ces anges.
Et ça aussi ça demande de l'énergie.
Et même si on est loin d'être Gandhi ou Bouddha, il y a des moments où on a juste envie d'un peu de paix.
Juste s'autoriser à ranger les armes dans l'espoir que rien ne nous tombe dessus.
Malheureusement, la Paix a un prix. Celui du combat permanent. On apprend l'impermanence car la vie est sans repos.
Ce soir, comme plusieurs soirs, après avoir bossé jusque minuit sur une brochure publicitaire qui sera censée vendre mes talents de "guérisseuse".
Pathétique non ? Après ce texte larmoyant que j'aurai posté sur ce forum.
Fatiguée d'avoir tenté 10 000 façons d'endormir une gamine impitoyable de 7 ans. Stressée par le stress de sa mère... Je le sais bien.
J'ai juste envie de dormir.
Un guérisseur a le droit d'avoir ses moments de doutes. Non ?
Je n'ai aucune question. Je n'attends pas forcément de retour.
Il y a quelques jours où je sentais les énergies qui m'accompagnaient alors, j'étais bien.
J'ai partagé ce moment comme je partage celui-ci.
Juste pour dire à ces mamans qui sont des guerrières comme moi, que je partage leurs sentiments d'abandon et de dépassement parfois.
Je sais que les jours à venir seront meilleurs.
Demain, je remettrai mon armure d'une tonne et c'est reparti car une maman doit garder le sourir devant ses enfants.
Une guérisseuse est infaillible devant ses patients impatients et une amie, une soeur doit rester un soutien...
Je serai à la hauteur car je l'ai toujours été.
C'est un peu mon cri de guerre pour cette paix intérieure.
Paradoxe.
Allé... Evitons d'utiliser trop de mouchoirs pour ces arbres qui n'ont rien demandé.
Je crois en tout ce qu'il y a de bon en l'homme et en tout ce qu'il y a de beau autour de lui.
Mais il y a des jours où je suis à court de prières, même si ma Foi reste intacte.
Amen...
Amicalement...
Peg.
Un jour, nous serons sereins, alors nous aurons l'impression d'être éclairés et soutenus. Notre voyage nous paraîtra, si facile et nos sacs à dos plus légers.
Les coïncidences auront un sens certains et notre intuition sera des plus aïguisée. Nous permettant de devenir de véritables moines bouddhistes prônant la voix de la sagesse.
Et un autre jour, où nous aurons la sensation d'être seuls. Comme si tout s'était organisé pour que nous ne tenions que par la simple force de notre âme.
Et là, c'est le drame. Comme si nous redevenions l'embryons de nous-mêmes.
On ne voit plus, on n'entend plus, on ne ressent plus. A vrai dire, cela en devient si fatiguant. Tellement ensevelis par nos torpeurs... A quoi bon ?
Serions-nous abandonnés ?
J'ai souvent été l'adepte de l'adage "Aides-toi et le Ciel t'aidera.".
Alors, depuis que je suis seule avec ma fille (dès sa naissance, il y a 7 ans), je me suis déclarée "Guerrière". Celle dont Paulo Coelho décrit souvent dans ses récits.
J'ai toujours cru que tant qu'on avait la force, la volonté et l'énergie, on arrivait à tout ce dont on voulait.
Je me suis toujours donnée la peine d'arriver à ce que je désirai le plus car j'ai toujours voulu croire aux rêves. A mes rêves.
Et par là même, mon rêve était celui de faire rêver aussi.
Si j'en étais capable, alors tous ceux autour de moi aussi.
Ma vie est une belle et grande histoire de partage.
Parfois comprise mais parfois pas.
Mais j'ai appris à ne rien avoir en retour.
J'apprends le détachement.
J'apprends aussi à m'aimer pour mieux aimer... Plus compliquer mais bon.
J'apprends à déplacer des montagnes. Celles que personne n'aurait osé ou su déplacer.
Je ne veux pas baisser les bras.
Je ne peux pas.
Je suis celle qui soutient, qui appporte du réconfort, qui fait avancer, qui aime par dessus tout. Même ceux qui ne veulent pas être aimés.
Je ne suis pas si différentes de toutes ces mères célibataires ou de ces mères accompagnées mais qui se sentent seules.
On peut se croire au-dessus de tout car on est vaillante et avec nos armures, intouchables...
Du pur blindage renforcé au fil des années, au fil des coups.
Mais, pour autant, il y a des jours où tout ça n'a plus de sens.
On voudrait juste être LIBRE dans cette solitude.
Sans cette lourde armure sur laquelle tout repose : les finances, l'éducation de nos enfants, l'entretien de la maison, de la voiture, du jardin, des bestioles, le frigo, l'administratif, la famille à soutenir, les potes, les voisines... Pffff ! Ca fait beaucoup pour une seule personne. Elle a beau être musclée la fille...
Mouai, y a des moments où j'ai envie de baisser les bras.
Un peu comme ce soir.
Je pose les armes et j'étale les "l'armes".
Je fais un point sur tout ce que j'ai encore à faire pour m'en sortir et je me dis comme toutes ces femmes que la route est encore longue pour parvenir à ces fameux rêves qui me semblaient tant accessibles encore hier.
Je suis fatiguée.
Tant d'années au combat. Fatiguée et encore si jeune... Ca craint !
Comme je le disais, il y a peu de temps, ce n'est pas toujours facile de faire des choix qui nous retournent toute une vie dans l'espoir de la rendre meilleure.
J'ai fait beaucoup de choix en ce sens. Beaucoup de fois ou j'ai chamboulé cette vie.
Je ne les ai jamais regretté car il en va ainsi de ceux qui veulent avancer.
Parfois, on a beau se dire que les anges veillent sur nous. Pour autant, il me semble qu'il faut avoir cette pleine conscience pour les sentir ces anges.
Et ça aussi ça demande de l'énergie.
Et même si on est loin d'être Gandhi ou Bouddha, il y a des moments où on a juste envie d'un peu de paix.
Juste s'autoriser à ranger les armes dans l'espoir que rien ne nous tombe dessus.
Malheureusement, la Paix a un prix. Celui du combat permanent. On apprend l'impermanence car la vie est sans repos.
Ce soir, comme plusieurs soirs, après avoir bossé jusque minuit sur une brochure publicitaire qui sera censée vendre mes talents de "guérisseuse".
Pathétique non ? Après ce texte larmoyant que j'aurai posté sur ce forum.
Fatiguée d'avoir tenté 10 000 façons d'endormir une gamine impitoyable de 7 ans. Stressée par le stress de sa mère... Je le sais bien.
J'ai juste envie de dormir.
Un guérisseur a le droit d'avoir ses moments de doutes. Non ?
Je n'ai aucune question. Je n'attends pas forcément de retour.
Il y a quelques jours où je sentais les énergies qui m'accompagnaient alors, j'étais bien.
J'ai partagé ce moment comme je partage celui-ci.
Juste pour dire à ces mamans qui sont des guerrières comme moi, que je partage leurs sentiments d'abandon et de dépassement parfois.
Je sais que les jours à venir seront meilleurs.
Demain, je remettrai mon armure d'une tonne et c'est reparti car une maman doit garder le sourir devant ses enfants.
Une guérisseuse est infaillible devant ses patients impatients et une amie, une soeur doit rester un soutien...
Je serai à la hauteur car je l'ai toujours été.
C'est un peu mon cri de guerre pour cette paix intérieure.
Paradoxe.
Allé... Evitons d'utiliser trop de mouchoirs pour ces arbres qui n'ont rien demandé.
Je crois en tout ce qu'il y a de bon en l'homme et en tout ce qu'il y a de beau autour de lui.
Mais il y a des jours où je suis à court de prières, même si ma Foi reste intacte.
Amen...
Amicalement...
Peg.