EAIR - eaux ionisées alcalines réductrices - mise au point

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Jean-Pierre Martinez
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mar. 27 oct. 2015 09:24

Cela fait plusieurs fois que on me demande mon avis sur l'eau alcaline, voici un article d'une personne faisant référence sur l'eau, pour moi, et qui ne vend pas de matériel (parfois source de conflit d'intérêt)

L’eau du robinet est polluée
qualite-eau.jpg

L’arrivée de l’EAIR (eaux ionisées alcalines réductrices)
sur le marché des purificateurs d’eau domestiques
provoque des interrogations

L’adage, “de l’eau, c’est de l’eau” n’est ici pas respecté. Si nous pensons à de l’eau nous faisons naturellement référence à une “eau naturelle” comme l’eau de pluie, de fleuve, de rivière, de mer, les eaux souterraines ou de surface mais pas à une eau produite totalement artificiellement dans un appareil de purification comme pour l’EIAR ou les produits appliquant la théorie de M. Louis-Claude Vincent, célèbre ingénieur hydrologue.
L’appareil producteur d’EIAR détrônera-t-il les dispositifs d’osmose inverse ?
Il est connu dans le domaine de l’eau que ce système est très certainement appelé à détrôner les appareils d’osmose inverse. Sous le couvert d’une “eau de bien-être”, afin d’obtenir ou de garder une meilleure santé, se cache en réalité une vaste opération commerciale bien orchestrée qui a pour but d’éliminer l’osmose inverse. De plus en plus de fabricants arrivent sur le marché et la pression commerciale devient forte. On compte actuellement près d’une vingtaine de marques différentes. Certains médecins en font même la promotion.
La toute première fois que j’ai eu l’occasion d’approcher réellement une telle machine c’était, il y a 5-6 ans déjà, chez une connaissance, médecin en Allemagne, qui le testait pour désacidifier ses patients. C’est sa spécialité. Il a finalement renoncé à l’acheter.
L’appareil d’EIAR produit une eau très alcaline
De quoi s’agit-il réellement ? Il s’agit de produire une eau très alcaline et très réductrice. Pour ce faire, on passe par une astuce bien connue : l’électrolyse de l’eau. L’eau de ville est introduite dans un appareil qui est séparé en deux compartiments par l’intermédiaire d’un diaphragme perméable qui peut être de la porcelaine ou d’autres matériaux et soumis à une électrolyse. Du côté de l’anode (+) sort une eau acide et oxydée et du côté de la cathode (-) sort une eau basique et réductrice. C’est cette dernière qui fournit l’eau ionisée alcaline réductrice (EIAR). Dans certains cas l’eau de ville n’est pas assez minéralisée. On souhaite alors augmenter son pH. On ajoute pour cela dans certains modèles d’appareils un mélange minéral adéquat. Le pH est en général réglable sur l’appareil.
Une pollution électromagnétique de l’eau est inévitable notamment par des métaux lourds

On peut déjà se poser une première question. Une électrode a besoin de courant électrique qui est ici du 220 V alternatif. Pire encore, certains modèles transforment le courant en 380 V alternatif. Dans les deux cas une pollution électromagnétique de l’eau est assurée.
En second lieu, on observe un autre problème. Suivant les fabricants, les électrodes sont composées de différents métaux. Lors d’une longue période d’utilisation, les électrodes perdent du poids lors de l’électrolyse. Il est donc probable qu’un arrachage ionique métallique des électrodes ait lieu.
Or, certains de ces métaux ne sont pas du tout anodins pour l’homme, voire largement déconseillés. Aurons-nous à craindre une pollution de l’eau par ces métaux lourds provenant des électrodes ?
Le troisième problème est la minéralisation de l’eau obtenue après électrolyse. Ce n’est précisé nulle part ! En effet elle diffère complètement selon la composition de la minéralisation de l’eau de ville utilisée et de l’ajout éventuel d’un mélange minéral adéquat fournit par le fabricant pour obtenir un pH le plus basique possible. Si, au départ, l’eau de ville est très dure, donc très minéralisée, le taux de minéraux à la sortie de l’appareil le sera aussi.

La BEV préconise l’usage d’une eau légèrement acide (Bio-électronique de Vincent)

Même si ces appareils ont un certain succès dans les pays asiatiques depuis belle lurette, la BEV préconise la boisson d’eau peu minéralisée, légèrement acide et réductrice en affirmant que notre apport en minéraux doit se faire par les plantes. Une eau peu minéralisée ne sert à l’homme que comme solvant de ses toxines. Les fabricants des appareils producteurs d’EIAR rétorquent que les minéraux de leurs appareils sont ionisés et parfaitement assimilables. A ma connaissance, il n’existe aucune étude scientifique crédible et impartiale sur le sujet. Si cette affirmation est exacte se posent d’autres problèmes. En effet, ces appareils produisent des eaux à minéralisation sélective. A la sortie de la cathode, nous obtenons cette fameuse eau basique réductrice, contenant du calcium, du magnésium, du potassium, du sodium et une production d’hydrogène, qui sert de boisson. S’y trouvent beaucoup d’électrons et peu de protons. L’homme n’a-t-il pas aussi besoin de protons pour vivre ? A la sortie de l’anode, on trouve du chlore, des sulfates, du soufre, de l’acide sulfureux et une production d’oxygène qui sont rejetés à l’égout. S’y trouvent beaucoup de protons et peu d’électrons.

Est-il bon de boire une eau très sélective en éléments minéraux et gazeux ou bien a-t-on besoin de l’ensemble de ces éléments ?

Admettons que subitement tout le monde se mette à boire uniquement cette eau artificielle. Que se passerait-il pour l’environnement ? Nous risquerions à la longue d’avoir, avec un excès de minéraux et d’ions négatifs dans les eaux résiduelles (que les stations d’épuration ne savent pas retenir, et qui vont se retrouver plus tard en excès dans nos eaux de boisson), juste le contraire du but recherché. Cette façon d’agir est-elle sage ? Est-ce la bonne méthode pour gérer les besoins de l’homme et de l’environnement ?
Je voudrais aussi attirer l’attention sur un autre phénomène. Dans le procédé artificiel de production de l’EIAR, l’eau de ville est auparavant filtrée sur des cartouches de charbon actif. Nous savons que ces cartouches, aussi efficaces soient-elles, ne peuvent retenir l’ensemble des éléments indésirables. Lors de l’électrolyse, ces éléments indésirables peuvent se transformer en molécules nocives. Les filtres de charbon ne parviennent généralement pas à enlever les contaminants inorganiques ou les métaux lourds dissous tels que des minéraux/sels (dureté de l’eau), l’arsenic, l’amiante, le chrome, le cuivre, le fluor, le mercure, le nickel, les nitrates/nitrites, le sélénium, le sulfate, le thallium… L’élimination de ces contaminants exige un système de filtre d’eau par osmose inverse ou un distillateur adapté.

La réduction de la taille des clusters1 est plus que contestable

Se pose un quatrième problème : la taille des clusters. L’affirmation faite par les constructeurs de ces appareils concernant la réduction de la taille des clusters par cette technologie est aujourd’hui largement mise en doute par les scientifiques de pointe.
Elle est basée sur l’analyse par RMN (résonance magnétique nucléaire) qui est de nos jours considérée comme une technologie inadéquate pour mettre en évidence cette réduction des clusters. Je ne connais actuellement aucune méthode physique permettant d’accéder directement à la taille des clusters dans l’eau. Il y a ici une confusion entre la fréquence de résonance et la largeur de raies RMN, ce qui fait comprendre l’erreur commise.
La technologie et le mode opératoire utilisé par les inventeurs de ces appareils concernant la réduction de la taille des clusters de cette EIAR est donc fausse au départ et personne ne sait si un changement de taille des clusters se produit ou encore quelle est leur réduction réelle si elle a lieu. Cette méthodologie citée en référence par ces fabricants n’est plus considérée comme crédible par les scientifiques actuels. Elle n’est pas fiable et l’effet d’annonce de la réduction de la taille des clusters est plus que contestable.
Il est de même aberrant de prétendre qu’une eau ionisée a un temps de relaxation deux fois plus long que celui de l’eau du robinet. Elle contient sûrement très peu d’oxygène dissous, ce qui n’est pas surprenant vu son potentiel réducteur.

Une eau est intéressante pour ce qu’elle emporte chez un être humain et non pour ce qu’elle lui apporte

Ces paramètres sont totalement en dehors de ceux d’une eau que nous trouvons habituellement dans la nature. Ce n’est pas parce que l’on trouve sur la terre une ou deux poches souterraines d’eaux ayant des caractéristiques très proches d’une EIAR et où sont traités des malades en cure que cette eau est adaptée à M. Tout-le-Monde, que l’on peut la donner du plus jeune au plus âgé à hautes doses et pendant toute une vie. Une telle poche d’eau souterraine se trouve en Allemagne à Nordenau où sont traités des curistes malades et c’est de là semble-t-il qu’est née dans l’esprit des inventeurs l’idée de la fabrication de ces appareils producteurs d’EIAR artificielle ayant des caractéristiques similaires à celles de cette eau naturelle thérapeutique.

D’après les fabricants, nous apprenons que leur pH peut aller jusqu’à 9, voire 11 selon certains, et le Rédox2 jusqu’à moins - 500 mV voire plus, ce qui correspond à ce même pH de 9 à un rH2 (mesurant indirectement le potentiel d’oxydo-réduction) qui ne doit pas être loin de 8, ce qui est très réducteur.
Je ne connais aucune eau naturelle ayant de telles caractéristiques sauf l’eau thérapeutique de Nordenau. Quant à la minéralisation, on peut estimer qu’elle va d’un taux moyen à un taux élevé, même très élevé.
On nous dit que les minéraux ionisés sont très assimilables par le corps humain. Les minéraux doivent nous être apportés par les végétaux. L’eau est là pour drainer et éliminer nos toxines. Moins une eau est minéralisée, plus son pouvoir de solvatation de nos déchets est important, ce qui est absolument indispensable.
Une eau est intéressante pour ce qu’elle emporte chez un être humain et non pour ce qu’elle lui apporte.

Louis-Claude Vincent prône
une alimentation bio saine,
un air non pollué, peu de stress,
pas de pensées négatives,
ni de vêtements en synthétique,
une eau de qualité, etc.


Que nous enseigne Louis-Claude Vincent ? Une bonne eau de boisson saine doit être, selon lui, légèrement acide, légèrement réductrice et peu minéralisée. Donc juste le contraire de ce qui se passe avec l’EIAR. On peut alors se poser alors la question : qui a tort et qui a raison ? La réponse est : tout dépend de quel côté on se place et ce que l’on recherche.
Il est vrai qu’à l’heure actuelle un grand nombre de personnes a un mésenchyme tissulaire suracidifié, un sang trop alcalin et souffre d’une importante oxydation. D’autre part, il est indéniable que l’homme moderne souffre d’un manque d’électrons. Faut-il pour autant en arriver à des solutions artificielles ou faut-il préférer rester dans le naturel ?
Louis-Claude Vincent, après avoir fait des milliers de mesures, se dit défenseur du vivant et prône une alimentation bio saine, un air non pollué, peu de stress, pas de pensées négatives, ni de vêtements en synthétique, une eau de qualité, etc., bref un environnement tel que le préconisent actuellement la médecine et les différents Grenelle de l’environnement qui permet à l’homme de rester en bonne santé.
Pour les défenseurs de l’EIAR, le discours est tout autre. Leur raisonnement est le suivant : l’homme en bonne santé est un malade qui s’ignore ! Nous sommes tous plus ou moins malades avec des terrains déviés qu’il nous faut absolument redresser, ce qui est vrai. Oui, mais dans quel sens faut-il redresser ce terrain dont on ne connaît pas l’état d’origine n’ayant effectué aucun contrôle préalable par bioélectronigramme ? Il faut le dire haut et fort, cette eau se trouve totalement en dehors d’un bioélectronigramme de Vincent (BEV) classique et se trouve à l’extrême droite tout en bas en dehors du terrain 4.
Au niveau BEV, c’est une véritable catastrophe. Pour bien faire, il faudrait donc que nous soyons tous malades en nous situant sur le terrain opposé, c’est-à-dire sur le terrain 2 ! Vous en avez vu beaucoup de ces malades et de bien-portants ?
Pour rester en bonne santé, nous devons vivre en équilibre de façon naturelle et non artificielle. Ce n’est rien d’autre que ce qui a été prêché par Louis-Claude Vincent pendant toute son existence. L’être humain n’est pas uniquement une usine chimique, aussi complexe soit-elle.

Une bonne santé requiert un équilibre de notre métabolisme anabolique et catabolique,
un équilibre acido-basique
et d’oxydo-réduction.
Une exagération venant dans un sens ou un autre est nocive


Cette confirmation nous vient d’une nouvelle étude américaine du département alimentation et épidémiologie de Caroline-du-Nord à Chapel Hill. (Am. J. Epidemiol., 2009 Apr. 1 ; 169(7) : 815-28, “Long-term use of beta-carotene, retinol, lycopene, and lutein supplements and lung cancer risk : results from the VITamins And Lifestyle (VITAL) study” de Satia JA, Littmann A, Slatore CG, Galanko JA, White E. - L’usage prolongé de suppléments de bêta-carotène, rétinol, lycopène et de lutéine et le risque de cancer du poumon : résultats d’une étude sur les vitamines et le mode de vie.)
En 2000-2002, 77 126 sujets ont été sélectionnés. Ils ont noté leur mode de vie et la prise des compléments alimentaires cités ci-dessus pendant les dix dernières années. Le résultat de cette étude clinique démontre qu’une supplémentation par compléments alimentaires fortement dosée en produits vitaminés, en antioxydants donnée à des personnes de 50 à 76 ans à haut risque, augmente le risque de cancer du poumon sans qu’il soit sûr que ces effets soient semblables à l’échelle de toute la population. L’usage prolongé de ces mêmes compléments alimentaires ne devrait donc pas être recommandé dans le cadre de la prévention du cancer du poumon, et plus particulièrement chez les fumeurs. Cette étude devrait nous interpeller sur les dosages massifs d’éléments en tout genre.

Consommer régulièrement
des produits alcalins hautement dosés alcalinise la flore intestinale et finit par lui nuire


On peut donc en déduire sans trop se tromper qu’une supplémentation par compléments alimentaires en prévention pour des personnes en bonne santé n’est pas recommandable sur le long terme dans la majorité des cas sur l’ensemble de la population et sans surveillance médicale, bioélectronigramme à l’appui. Il n’est donc pas utopique d’incriminer une éventuelle ressemblance et une action similaire des “eaux ionisées alcalines réductrices” ainsi que du complément alimentaire “Active H” du Dr Patrick Flanagan, tous nettement à dehors des normes naturelles. Méfiance donc ! Pour plus de sécurité, tenons-nous en à une alimentation adéquate à base végétale et biologique. Bien entendu, il en va tout autrement pour certaines maladies dans lesquelles ces produits peuvent être bénéfiques mais sous surveillance médicale.
Personne n’a encore pris conscience du fait que consommer régulièrement des produits alcalins hautement dosés alcalinise la flore intestinale et finit par lui nuire. En raison de la surcharge
provoquée en ammoniac dans le foie, le cercle vicieux de l’acidose n’est pas rompu mais au contraire se trouve à la longue renforcé. Ce qu’il faut faire est juste le contraire. Pour renforcer le milieu intestinal, il faut ingérer des prébiotiques à base d’acide lactique. (“Re-énergétisation, l’équilibre acido-basique”, Dr Philippe David, Dr F. Louis, <http://www.resurgence.be/> Newsletter mars 2010.)
Nous nous trouvons donc devant deux propositions de vie totalement opposées et nous avons un sacré dilemme et un choix cornélien à effectuer avec deux solutions très différentes à la clef.
Continuer à vivre tranquillement comme des “cochons”
Excusez l’expression mais c’est le terme qui convient le mieux, car nous avons trouvé la solution miracle pour vous avec l’EIAR. Il est clair que c’est la solution de facilité et la meilleure qui soit pour ceux qui font ce choix. Pourtant, en réalité, l’homme n’est pas une usine chimique qui fonctionne en tant que telle. Une personne en bonne santé n’a pas besoin d’un tel breuvage artificiel.

Nous prendre en charge et vivre autrement, c’est-à-dire sainement

Personnellement j’opte pour cette deuxième solution. Nous pouvons, avec une alimentation saine, apporter à notre organisme des anti-oxydants naturels et assez de minéraux alcalins pour ne pas tomber dans l’acidification tissulaire.
Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et soyons objectifs. Dans certains cas, cette EIAR, que je prétends être une eau “thérapeutique”, peut rendre des services intéressants à des personnes déjà en mauvaise santé ou à de grands malades.
Elle ne devrait être bue que sous surveillance médicale, bioélectronigramme à l’appui, pour ne pas provoquer un déséquilibre du terrain dans un sens opposé. D’autre part, sa consommation doit être limitée dans le temps. Cette eau n’est pas uniquement très réductrice mais doit fortement influencer le transport de l’oxygène dans le sang. Si elle peut être intéressante pour sa qualité d’antioxydant, un bon verre de jus de carottes ou de vin bio ferait parfaitement l’affaire mais de façon naturelle.
Ce n’est certainement pas une eau à boire quotidiennement pour des enfants ou des personnes en bonne santé, et à hautes doses pendant des années. C’est une eau thérapeutique.
A la limite si, dans certains cas précis, des minéraux alcalins et des antioxydants doivent être apportés de façon artificielle, autrement que par notre alimentation naturelle ou que cette dernière se révèle insuffisante, je serais personnellement plutôt pour une supplémentation en minéraux alcalins naturels, et éventuellement pour donner des réducteurs du genre “Active H ” du Dr P. Flanagan que l’on peut absorber avec une eau naturelle aux paramètres de la BEV de son choix, même si ces produits peuvent éventuellement présenter d’autres inconvénients.

Devrions-nous ne consommer que des eaux artificielles qui seules nous garantissent la santé ?

Si j’ai bien compris le message des fabricants des appareils d’EIAR, pour rester en bonne santé, il faudrait jeter aux orties 99,999 % des eaux naturelles existant sur la planète. Aucune, à part une ou deux poches souterraines particulières dont les eaux sont employées pour traiter des malades, ne présente les paramètres requis par ces fabricants d’appareils d’EIAR.
Attention aux affirmations de certains vendeurs prétendant que l’EIAR est une évolution de la méthode de la Bio-électronique de Louis-Claude Vincent. C’est un pur mensonge. Ni la BEV ni l’association de bio-électronique (ABE) n’ont cautionné ces dispositifs.
Personne ne le sait et les études
concernant l’EIAR, réalisées ou financées par les fabricants ou inventeurs de ces appareils, ne permettent en aucun cas de trancher ce débat.
L’acide ascorbique (vitamine C) et la superoxyde dismutase restent à ce jour nos moyens de lutte les plus efficaces contre les stress de nature oxydative. Si boire de l’eau réduite peut aider de manière ponctuelle un organisme défaillant, cette pratique ne peut en aucun cas devenir une habitude. C’est en effet un très mauvais calcul de penser que boire cette eau va nous immuniser contre tous les poisons que nous avalons à longueur de journée. Il vaut mieux manger des produits sains bio et de qualité et boire une eau pure, cela devrait suffire à nous maintenir en bonne santé et à mourir sans maladies dégénératives. Evidemment, cette philosophie ne fera pas la fortune des industries agro-alimentaires.
Par contre, la mise sur le marché d’une eau artificielle permettant aux organismes de supporter des conditions de vie de plus en plus dégradées est un excellent calcul pour tous ceux qui veulent toujours plus de bénéfices. Tout dépend donc de l’optique dans laquelle on souhaite oeuvrer pour le futur.

Quelle société voulons-nous transmettre à nos enfants ?

Si l’on admet qu’il y aura toujours plus de pollution et de dégradation de l’environnement, l’eau issue des appareils d’EIAR sera probablement notre seul recours et l’unique possibilité de survivre dans un tel enfer. Si, par contre, on oeuvre pour réduire la pollution et augmenter la qualité de vie, cette eau sera tout simplement inutile. En fait, le choix est simple et évident à condition de réaliser qu’il ne s’agit pas d’un choix technique mais bien d’un choix philosophique et donc politique. Ici, sur le plan technique tout est valable, mais, par contre, sur le plan philosophique il n’y a pas photo. Ce produit s’inscrit dans une logique technico-commerciale et non dans une logique de laisser faire la nature. Pour cette raison, il n’est pas possible d’arriver à un accord avec les vendeurs d’appareils produisant de l’EIAR. Eux, se placent probablement uniquement au niveau ontologique et traitent donc l’eau comme un objet réel et manipulable en occultant complètement l’aspect épistémologique du problème (conséquences matérielles d’un choix de nature philosophique). Le dialogue de sourds apparaît dès que deux personnes discutent d’une même réalité, l’un se plaçant au niveau ontologique et l’autre au niveau épistémologique. Ce n’est que lorsque les deux partenaires ont intégré les deux aspects du problème qu’il devient possible de trouver un terrain d’entente. Malheureusement pour nous, beaucoup de personnes dénient à une simple idée le pouvoir de changer de manière radicale le monde matériel qui nous entoure, et les chances de tomber d’accord sont donc plutôt minces.
Si effectivement cette EIAR miraculeuse résout tant de problèmes de santé, j’aimerais bien savoir ce qui se passe dans le cas suivant. Je bois de cette eau pendant quelques mois voire un ou deux ans et je résous ainsi mes problèmes de santé. J’arrête d’en boire. Que se passe-t-il au bout d’un an ou moins d’interruption ? Mes problèmes de santé resurgissent-ils ? Si c’est le cas, il faut donc boire de cette eau toute sa vie pour rester en bonne santé ! Nous nous trouvons donc dans la même situation qu’avec les médicaments à prendre pendant toute la vie et cette EIAR est alors un véritable médicament.
La bonne question à se poser est toute simple : “Quelle société voulons-nous pour notre avenir ?”
Le Pr Joseph Orszagh, spécialiste mondialement reconnu en BEV a pour coutume de dire : “C’est dans les vingt ou trente années ou plus à venir que nous verrons les éventuels dégâts engendrés par tout ce qui est antinaturel. Malheureusement, nous ne serons plus là pour les constater nous-mêmes.”
Je vous souhaite de faire votre propre choix.

Richard HAAS

Richard Haas est conseil en nutrition, paramédical et chercheur en retraite. Il s’intéresse et suit les progrès de la “Bio-électronique de Vincent” (BEV) depuis une vingtaine d’années. M. Haas ne traite aucun malade ni maladie, ne prescrit ni médicaments ni traitements. Il publie des informations sur ce qui existe, à travers le monde, sur toutes les médecines. Vous devez impérativement vous adresser à votre médecin en cas de problème de santé.

1. Cluster :chaîne de molécules d’eau unies par une liaison électrostatique)
2. Rédox : abréviation standardisée de potentiel d’oxydo-réduction (réduction oxygène). Exprimée en mV/s, cette valeur reflète indirectement l’état de santé d’un aquarium; en effet, lorsque le redox mesuré via un redoxmètre est trop faible, on utilise souvent l’ozone, pour ses propriétés très oxydantes, pour augmenter et relever le redox, et on peut lire l’article sur le rH ou potentiel redox. Une valeur trop faible du redox indique généralement un milieu aqueux trop chargé en nutriments.

Source : Votre santé n° 128 - juin 2010
Jean-Pierre Martinez

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