Dissonances Cognitives

Vous posez votre problématique et qui veut répond selon ce que cela lui renvoie.
ChocoBilly
Coévoluant
Messages : 744
Enregistré le : mer. 8 août 2012 17:02

dim. 21 janv. 2018 10:09

Bonjour à tous,

Dissonance cognitive, voila un thème sur lequel je "travaille" depuis quelque temps, et auquel j'aurais bien aimé avoir votre avis.

En intro, voici une petite définition (source wiki)
En psychologie sociale, la dissonance cognitive désigne la tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes (cognitions) d'une personne lorsque plusieurs d'entre elles entrent en contradiction l'une avec l'autre. Le terme désigne également la tension qu'une personne ressent lorsqu'un comportement entre en contradiction avec ses idées ou croyances. Ce concept a été formulé pour la première fois par le psychologue Leon Festinger dans son ouvrage A theory of cognitive dissonance (1957)1. Festinger étudie les stratégies de réduction de la tension psychologique induite et le maintien de la cohérence personnelle, y compris les stratégies d'évitement des circonstances identifiées comme source de dissonance.
Ce phénomène apparaît chez moi lorsque je discute avec quelqu'un et que cette personne envoie un argument tellement culotté que j'en perd mon latin. Je bugg alors. ça arrive aussi quand un argument est si débile (ou manipulateur, ou menaçant ou ne faisant pas avancer la problématique de la discussion) que je ne comprend même pas comment il est possible que cette personne ne s'en rende pas compte...

Il y a surement un fonctionnement énergétique là-dessous, mais j'en ignore le principe, ou je n'arrive pas pour le moment à y raccrocher quelque chose.

Quoi faire avec ça ?
Dans un premier temps, je me suis dit "Choco, mets toi dans la disposition où tu ne subis plus de dissonances cognitives". Ce qui a fonctionné et qui fonctionne toujours !
Mais maintenant que je les "vois arriver" je suis plutôt en réaction face à ces buggs.

Exemple (un peu cul cul mais illustrant le truc) :
Une personne à qui mon frère prête généreusement une voiture depuis quelques années se plaint que le propriétaire de la voiture (mon frangin donc) n'a pas fait faire la révision. De mon côté, je me dis direct que "cette personne a l’usufruit et c'est à elle de s'en occuper" mais je n'arrive pas à caser cet argument dans la discussion. Avant ça m'aurait mis sur les fesses tellement j'aurais jugé cette attitude culottée...
Plus tard, la discussion revient et je parle timidement de l'usufruit et des responsabilités qui vont avec. Et là je reçois de cette personne (sorcière va !) une vague d'énergie qui me fait presque perdre l'équilibre. C'était juste le temps d'une seconde, une sensation interne que j'imagine imperceptible de l'extérieur. (mais j'en sais rien)

Pourquoi je me vois en réaction face à ce que je vivais comme des dissonances cognitives / bugg ?
1. Je n'arrive pas à réagir directement à ces assertions déstabilisantes pour moi,
2. Ces trucs culottés trottent un certain temps dans ma tête,
3. Je me dois de les ressortir à un moment ou à un autre,
4. Je suis en train de vous écrire à ce propos :P

Alors aujourd'hui, je préfèrerais avoir un comportement actif plutôt que réactif lorsque ces potentiels buggs se présentent.

Est-ce que c'est propre à moi ?
Propre à mon désir quasi omniprésent qu'une discussion se doit d'être constructive ?
Est-ce lié au fait que je crois que l'Homme (espèce humaine) se doit d'évoluer ?
Est-ce parce que je ne vois pas la réalité de mon prochain telle qu'elle est, refusant l'aspect "animal" dans "animal social" ?
En résonance avec une tristesse profonde que j’aurais lorsque je nous vois nous contenter de nourrir des comportements nous séparant les uns les autres ?

Et toi, ça te parle ? Vous, comment faîtes-vous (ou avez-vous fait) pour gérer les "dissonances cognitives" ?

;)
ChocoBilly
omanoe
Coévoluant
Messages : 83
Enregistré le : jeu. 7 juil. 2016 12:18

mer. 31 janv. 2018 11:51

Salut Choco,

La "dissonance cognitive" est un effet et non pas une cause. On parle de "dissonance cognitive" pour étiqueter un type de réaction inévitable et surprenante tellement elle se manifeste à l'opposition de notre comportement habituel. Pouvoir l'observer au moment où elle se produit, c'est déjà activer une conscience. Lorsqu'on utilise le terme "cognition" on se place au-delà du seul mental car on englobe nos 3 corps (physique, mental, émotionnel), d'où mon intérêt pour cette approche ;). De plus, parler de "dissonance" implique notre incapacité à intégrer une vibration source avec la particularité de provoquer un véritable gap nous obligeant à réagir via la sédation, la suppression ou le contrôle.

On a introduit ce terme de "dissonance cognitive" dans le cas particulier où nous sommes déstabilisés violemment, où la teneur énergétique du déséquilibre introduit (=résistance intérieure extrême) est telle qu'elle nous fait arriver à la limite de nos capacités habituelles de suppression et de contrôle durables, il ne nous reste généralement plus que la sédation (réduction). On tente désespérément de trouver des excuses, des arguments, de nous distraire, de nous dire "c'est pas important", ou une addiction où on peut trouver des personnes avec la même dissonance. Ce qui est étonnant avec la "dissonance cognitive" c'est que notre incapacité à supprimer efficacement notre inconfort psychologique nous pousse à co-habiter avec nos "démons" mais comme en même temps nous ne les acceptons pas réellement, nous augmentons inconsciemment notre inconfort au seul profit d'une fausse "consistance mentale".

L'exemple que tu as donné illustre ta réaction qui t'a littéralement paralysé. Elle t'a empêché de répondre consciemment au moment où tu en as senti la nécessité et comme tu n'a pas intégré la "dissonance" entre temps, ta seconde tentative était vouée à l'échec. A mon avis, tu ne peux pas approcher ta "dissonance" en te posant les questions mentalement sur ta manipulabilité (ça reste des effets) mais en ressentant ce que tu as senti au moment où le messager a enclenché la réaction chez toi. Embrasser cet inconfort aussi longtemps qu'il te demandera te permettra de retrouver la vibration source, te rendra l'énergie "bloquée", te clarifiera le mental pour recevoir les réponses et te rendra capable de répondre consciemment à ces situations en sortant du bug ;)
ChocoBilly
Coévoluant
Messages : 744
Enregistré le : mer. 8 août 2012 17:02

sam. 3 févr. 2018 10:21

Bonjour Omanoe,

Merci pour la qualité et la richesse de ta réponse !!

Didon, la cognition est plus large que ce à quoi je pensais...
omanoe a écrit :De plus, parler de "dissonance" implique notre incapacité à intégrer une vibration source avec la particularité de provoquer un véritable gap nous obligeant à réagir via la sédation, la suppression ou le contrôle.
Oubli, contrôle ? Non non, moi je connais pas ça :P
omanoe a écrit :Embrasser cet inconfort aussi longtemps qu'il te demandera te permettra de retrouver la vibration source, te rendra l'énergie "bloquée", te clarifiera le mental pour recevoir les réponses et te rendra capable de répondre consciemment à ces situations en sortant du bug ;)
ça c'est une bonne piste !

Merci encore !

;)
ChocoBilly
Avatar du membre
Jean-Pierre Martinez
Messages : 4183
Enregistré le : lun. 5 nov. 2007 21:33
Localisation : Limousin - Marval (87)
Contact :

mer. 7 févr. 2018 21:47

omanoe a écrit : L'exemple que tu as donné illustre ta réaction qui t'a littéralement paralysé. Elle t'a empêché de répondre consciemment au moment où tu en as senti la nécessité et comme tu n'a pas intégré la "dissonance" entre temps, ta seconde tentative était vouée à l'échec. A mon avis, tu ne peux pas approcher ta "dissonance" en te posant les questions mentalement sur ta manipulabilité (ça reste des effets) mais en ressentant ce que tu as senti au moment où le messager a enclenché la réaction chez toi. Embrasser cet inconfort aussi longtemps qu'il te demandera te permettra de retrouver la vibration source, te rendra l'énergie "bloquée", te clarifiera le mental pour recevoir les réponses et te rendra capable de répondre consciemment à ces situations en sortant du bug ;)

Je vote pour, c'est pas toujours simple d'intégrer des modèles du monde parfois lointain et avec une logique différente de la sienne.

Belle journée
Jean-Pierre Martinez

elementerre, non ?
----------------------------------
Découvrez les prochains stages
armelle
Coévoluant
Messages : 295
Enregistré le : sam. 25 mars 2017 14:58

dim. 29 avr. 2018 08:18

bonjour,voila un sujet qui me concerne,peur de dire clairement ce que l'on pense,ça m'est arrive dernièrement avec une amie a propos d'une tierce personne et finalement je suis allée voir cette amie et en parlant de mon ressenti face au comportement de cette personne mais dans le respect de chacun est comme il est je me suis rendue compte qu'on pensait la meme chose et que nous etions d'accord!donc l'émotion est retombée!et si nous n'avions pas été d'accord?chacun son interprétation.mais face a ses gens culottés?qui prennent les devant en fait!juste dire son émotion,ce que tu dis me met en colère ou me rend triste car...et que comptes tu faire pour changer cela.car c'est bien vrai que la deuixième fois que l'on veut placer le fond de notre pensée il est trop tard.
sofie
Coévoluant
Messages : 981
Enregistré le : sam. 23 janv. 2010 23:29
Localisation : Limousin
Contact :

lun. 25 juin 2018 01:01

Cocuou!
J'aime bien ce que tu dis Omanoe, moi aussi je vote pour !
Ce que je perçois moi, c'est la peur d'exprimer ce que tu ressens, par peur de blesser ou quelque chose comme ça .. ou juste d'exprimer que ce que tu entends n'est pas acceptable pour toi ( poser les limites de ce qui est acceptable pour toi ), peut-être que ça te permettra de ne pas" refaire le match" 20 fois dans ta tête pour être "prêt pour la prochaine fois "...je ne sais pas si ça colle à ce que tu ressens, mais ça "déterre" ça chez moi en tout cas ! : )
Bisous
So
Egerie
Coévoluant
Messages : 14
Enregistré le : lun. 9 juil. 2018 18:28

jeu. 12 juil. 2018 18:24

Bonjour, pour rebondir sur le thème de Chocobilly,
Je parle de ce que ça crée en moi quand je me retrouve dans une situation similaire. En fait, mon mental, ma pensée n'accepte pas l'idée qu'on peut me soumettre via une réponse très culotté ou aux antipodes de mon avis. Ce qui fait que aussi sec, je me mets en réaction et en jugement de l'avis ou de l'attitude de la personne car ma pensée n'a pas fait le chemin que la personne en face me présente... quand c'est comme ça : je veux avoir raison et tombe dans le panneau car je le prend pour moi personnellement. Et ce que j'essaie depuis qqs temps, c'est de distinguer mon émotion (surprise, colère, déception,...) et de rester d'un autre côté seulement sur la situation concrète ou son enjeu du moment ... Et là très vite, je me parle "bon là c'est quoi le but ? Je veux faire passer quel message à la personne et pour quoi ? Parce que ça me parait judicieux ou tout simplement parce que j'ai besoin de lui donner mon avis ?" Et aussi un truc que je teste depuis un certain temps c'est d'inclure un autre point de vue plutôt que de m'en détacher et de le rejeter hors de moi. Je respire et puis je regarde ce que j'éprouve. Et je discute avec moi : "par exemple bon là tu es en colère, ou tu es gênée... Ça risque d'altérer mon discours" Ce qui fait que je regarde ce qu'il se passe en moi en gardant à l'esprit que potentiellement mon état émotionnel va changer dans peu de temps. Donc je pense que de me regarder très simplement et de sentir ce qui me traverse permet de calmer la course du mental et de pas aller plus loin que ce qu'il se passe et donc de ne pas en rajouter (j'ai tendance à l'impulsion par des paroles enflammées !)
J'espère que ça t'aura éclairé..,
ChocoBilly
Coévoluant
Messages : 744
Enregistré le : mer. 8 août 2012 17:02

dim. 6 janv. 2019 13:21

merci Egerie !
Répondre

Retourner vers « Questions / réponses sur une problématique ou un questionnement personnel »