Ca me rappelle une anecdote véridique d'il y a un an ou deux...
J'étais au supermarché local, devant une gondole de saucissons... en train de "palper" celui qui serait le bon pour moi, bref en train de voir ce qu'il y avait ce jour-là et de faire un choix... et arrive un pépé, inspiré par la situation, qui m'envoie: "ça c'est comme avec les femmes... des fois il faut en essayer une autre pour vérifier que la sienne est bien la bonne"...
Bref, j'étais plus blindé qu'aujourd'hui: j'ai souri, mais j'ai surtout pensé que c'était le "pervers pépère" qui passait par là, bref je jugeais intérieurement le pépé...
Alors qu'aujourd'hui je vois qu'il y avait quelque chose de divin, dans ses mots, au rayon saucisson.
Fidélité à soi-même oui, d'abord et toujours, sinon c'est se contraindre, on se fait des noeuds à l'intérieur, et ça ressortira à l'extérieur à un moment ou à un autre, sous forme de maladie ou une autre situation du même genre... de toute manière c'est toujours pour grandir, et c'est d'abord de nos erreurs qu'on apprend... et tant qu'on est pas rentrés dans l'action de "ce qu'on sent devoir faire ici et maintenant" on ne peut savoir si c'est une erreur... la saveur en est le fruit: le beau fruit je le savourerai et le goûterai toute ma vie, et le fruit pourri je le laisserai tomber en terre, qui en prendra soin, en nourrira mes racines, il sera transmuté "naturellement", et ressortira sous forme d'un fruit éclatant de vie un jour ou l'autre... alors où est le problème?
Deux parallèles qui montrent que la vie de couple n'est pas isolée de la vie tout court, et à quel point c'est un acte "sacré" d'"aller voir ailleurs" si l'on sent qu'on doit le faire, et si ce n'est pas une routine, bref si c'est du "nouveau" où peurs et désirs s'emmêlent (ça n'a rien à voir avec "ne pas souffrir", l'évitement de la souffrance...):
- Il est important que l'enfant franchisse l'interdit du père. C'est l'occasion pour lui de vérifier par l'expérience si ce qu'il a reçu était bon pour lui ou non. Ce qui n'empêche pas au père de tenir le cadre qu'il sent juste, tout en restant attentif à l'enfant qui, peut-être, lui montre autre chose, qu'il n'avait pas vu.
- Personnellement, j'ai beaucoup reçu d'une voie spirituelle (une parmi 1000...), et c'est en allant au contact d'autres choses, d'autres voies, d'autres paroles, manières de dire, de voir, d'autres angles de vue, en me confrontant aux paroles d'autres maîtres aussi (merci, entre autres, à youtube!), que je m'enrichis et vérifie que ce que j'ai reçu n'a bien fait que me remmener à moi-même et, de ce point là, me permet, petit à petit, de m'ouvrir véritablement à l'autre...
C'est à dire qu'après avoir établi la paix en soi... ou pourrait-elle ne pas être?
L'intérieur s'apaise, et le relationnel suit... ça n'empêche pas nécessairement les tempêtes (c'est à dire l'expression intérieure de tout ce qui reste encore à "réagir", autrement dit: inconscient, refoulé, blessures infantiles, karma, "merdier" etc...), mais je ne perds pas de vue le phare, ou de moins en moins longtemps... ou j'y reviens plus vite...
Une autre manière de dire le point de calme à rechercher : "du phare j'accueille et regarde les éléments se déchaîner, en moi et à l'extérieur de moi, c'est ce qui se passe en ce moment"... et demain est un autre jour
Je ressens justes aujourd'hui ces mots que j'ai longtemps placés à l'extérieur, comme "étrangers": le couple qui nous va bien c'est d'abord celui ou préexiste le sentiment d'être des "compagnons" (
"strong feeling of companionship", S. Prajnanpad). Après "il se passe des choses"... oui, pas toujours agréables, oui... mais pas agréables pour qui? Le mental, bien sûr, qui génère émotions, tensions... etc. Suis-je le mental? Non. C'est la passé qui plaque sa marque sur moi aujourd'hui, qui remonte, m'envahit, m'engloutit... temporairement. Alors? Accepter de se laisser traverser, déboussoler par l'émotion, pétrifier par la peur... ça ce sera temporaire, oui, ça je le sais déjà... accueillir, accepter, aimer, et lâcher... "traverser le mur de la souffrance" est une phrase classique, généralement perçue métaphysiquement, mais ce n'est pas autre chose que ça... Une phrase très terre à terre me semble bien la compléter, et du coup m'apparait tout aussi "sacrée": "ce qui est fait n'est plus à faire", si ce qui se vit est vécu, c'est-à-dire "accueilli", consciemment... Et la paix, une fois la tension du désir relâchée, se situe derrière, sans aucun doute... mais en cet instant je vis ce qui doit se vivre, je m'autorise à être ce que je suis, intérieurement...
Je n'ai pas entendu autre chose qu'une facette de cette paix dans tes mots, Selenite, une douceur intérieure... Transitoire? Pas transitoire? peu importe... et tu sembles t'en régaler, alors, c'est juste chouette...
Me reviennent les mots pour se saluer en Inde (d'après ce que j'ai lu): "Shanti, Shanti, Shanti": "Paix, Paix, Paix"... ♥
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esprit d''YQUEM sors de ce corps!!!!... non, je résisterais à la tentation de faire des blagues vaseusesnà bases de saucissons, ouvertures, noeuds, "palper", etc... Elementerre, sôôôôôôve-moi, "délivre-moi du mâle"... je ne sais comment renoncer à ce désir blagueur aux profondeurs insondables ... et v'la que ça recommence!... vite, au secours, je me noie... quelqu'un! Allo? quelqu'un... oui toi, noble incon-NUE? ... Ouille ça me reprend... vite "amen" une bouée, un crucifix, un canard, quelque chose ... une corde? pour me pendre!?! ah ben merci m'dame... merci... v'la l'sauvetage...
triple lolEt que le pet soit toujours avec vous, amen.